top of page

je suis Don Quijote
de la Mancha

Que projette-t-on ? Que projette-t-on de nous sur la figure de don Quichotte pour qu’elle nous soit si familière ? Des photogrammes – des photos de films déjà vus.

Être ce qu’on-a-été, quand on jouait à sauver la veuve et l’orphelin, quand on jouait à faire la révolution ?
Nous avons pensé l’espace théâtral comme une Zone Artistique à Défendre. Sans d’autres prétentions que de ne jamais se rendre. En sachant que la liberté n’est pas un lieu – où alors peut-être une bibliothèque (perdue au milieu de la Mancha ?), comme le pensait Foucault. Mais des pratiques. Pratiquer donc. Humblement mais avec méthode.
Les coups, le coma, la mort même, rien n’arrête don Quichotte, qui ne se soucie de rien, que de son héritage. De ce qu’il a reçu et de ce qu’il laissera. Hamlet / Quichotte – deux figures qui semblent fonctionner en miroir – les deux oeuvres ont été écrites à la même époque. Le même souci que leur histoire soit racontée, imprimée, jouée. « Les trois plus grands imbéciles qu’il y ait eu au monde, ce sont Jésus-Christ, don Quichotte et moi » disait Simon Bolivar. Ses petites révolutions ratées – répétées, permanentes. Don Quichotte serait notre art de la répétition. Essayer, humblement, réessayer, se tromper, essayer autre chose mais essayer.
Une classe morte – qui joue quoi ? Convoquer ces personnages fantômes et nous raconter un peu. Raconter le désir de créer un ensemble – de créer des autonomies.


On a tous quelque chose en nous de don Quichotte. Le texte de José Ramón Fernández nous offre le privilège du beau pari : évoquer une figure exemplaire dans l’énergie déployée pour son « idée », son utopie : Faire de la femme l’avenir de l’être humain, replacer les opprimés sur la carte des espérances malgré le brouillard puant qui semble recouvrir notre époque. Faire le point sur ce qui a été, être et rêver peut-être. Un vent d’anarchisme souffle. Il suffit de sortir dans la plaine et de parcourir les chemins.

Benoît Félix Lombard & Rui Frati

Création du collectif du Théâtre de l’Opprimé

Revue de presse

La Terrasse

RegArts

Le Souffleur

Dates et Horaires

Du mercredi au samedi à 20h30, le dimanche à 17h

Durée

1h45

Distribution

Texte José Ramon Fernandez Traduction André Delmas Mise en scène Benoit Félix Lombard Avec Rui Frati, Antonia Hayward, Delphine Dey, Raphaël Fournier, Teresa Ferreira

Tarifs

16€ Tarif plein 

12€ Tarif réduit  (sur justificatif : étudiants, – de 30 ans, plus de 65 ans, demandeurs d’emploi, intermittents)

10€ Tarif mini (groupe à partir de 10 personnes, adhérents, partenaires)

don_quijote_opprime.webp
bottom of page