Le T.O.


MigrActions 2018 - Boal et TO couleur

Une méthode

« Être citoyen, ce n’est pas vivre en société, c’est la changer ! »

Augusto Boal

metteur-en-scène, fondateur du Théâtre de l’Opprimé

C’est dans l’Amérique Latine des années 1970 qu’Augusto Boal créé la méthode Théâtre de l’Opprimé, avec l’objectif de rendre visibles des conflits sociaux et politiques en soutenant la prise de parole de groupes marginalisés, opprimés par les pouvoirs totalitaires. A partir de cela, nous avons continué un chemin d’évolution constante. La méthode du théâtre de l’opprimé (théâtre social participatif) offre aux acteurs et non-acteurs des outils pour exprimer leur propre volonté, agir sur les conflits. Celle-ci est composée de six techniques : théâtre-journal, théâtre-forum, théâtre invisible, théâtre-image, arc-en-ciel du désir, théâtre législatif.

Le théâtre-forum est l’outil le plus spectaculaire de la méthode et se présente sous la forme d’un spectacle intéractif : à partir d’un conflit, d’une question d’actualité, la troupe crée et interprète des scènes au dénouement dramatique, ce qui provoque par la suite un moment de discussion théâtrale. Le public, interrogé par le metteur en scène (« joker »), est invité à réfléchir sur comment affronter les conflits joués. Devenu spectActeur, entrant en scène, se confrontant avec les autres personnages, il met en action ses idées, ses alternatives, sa volonté de changer la situation. L’objactif est d’affronter et de construire ensemble, acteurs et public, des alternatives possibles aux conflits mis en scène. Il ne s’agit ni d’apporter un message, ni de trouver une bonne réponse, mais d’explorer, d’expérimenter, de découvrir et de comprendre ensemble, collectivement.

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Une Compagnie

Des professionnels de la scène soucieux de défendre leur place d’artistes citoyens créent à chaque saison un spectacle d’auteur contemporain, privilégiant les formes où se conjuguent théâtre et musique.

La compagnie, fondée par Augusto Boal à Paris en 1979, assure aussi de nombreuses créations en théâtre-forum, des ateliers et des stages de formation dans différentes structures : maisons d’arrêt, écoles et universités, centres sociaux, centres de santé, collectivités territoriales, entreprises, associations… Ces interventions lui permettent aussi de construire et de fidéliser un public nouveau, peu coutumier des salles de théâtre.

Si la France est son principal terrain d’action, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Burundi, le Chili, l’Espagne, la Grèce, la Hollande, l’Iran, l’Israël, l’Italie, le Liban, le Luxembourg, le Maroc, le Mexique, la Palestine, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie, la Suède, le Taiwan… sont quelques-uns des pays où elle développe des projets artistiques ou de formation.

« Aborder les conflits sociaux et humains par le théâtre… provoquer la discussion, réfléchir et comprendre ensemble en scène, voilà notre parti-pris ! »

Rui Frati

metteur-en-scène, directeur du Théâtre de l’Opprimé

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Un lieu

Dans l’ancien comptoir de meubles transformé en théâtre, la Compagnie du Centre du Théâtre de l’Opprimé Paris (CTO-Paris) organise des stages et ateliers, des laboratoires de recherche artistique, des répétitions, des créations.

Depuis 1998, l’équipe dirigée par Rui Frati, dans un constant travail de recherche et évolution, y reçoit d’autres compagnies de théâtre, musique, danse, sous la forme de coréalisations.

La programmation privilégie la dramaturgie contemporaine et les jeunes troupes émergentes. Elle reste attentive aux textes et aux metteurs en scène confirmés et aux spectacles jeune-public.

Des temps forts marquent le rythme des saisons :

  • Septembre : Festival Pleins Feux sur la jeune création
  • Janvier : Festival Carte Blanche à un collectif de créateurs
  • Juin/Juillet : Festival MigrActions. Événement inspiré des synergies entre la Compagnie et des créateurs sensibles à l’idée des intéractions entres les arts et les générations

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Pour plus d’informations

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